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D’où viennent mes réactions incontrôlables ?

Tous les mécanismes de défense que tu as aujourd’hui ne sont pas là pour te pourrir la vie bien au contraire ! Au moment où tu as intégré ces mécanismes de défense et ces modes adaptif de survie, tu n’étais sans doute pas plus haut(e) que trois pommes, et tu as donc fait des choix (inconscient bien sûr) ! Des choix lorsque l’on est enfant on n’en a pas 50 ! Simplement parce que nous sommes limités par le nombre de choix qui s’offre à nous et par notre physiologie et psychologie d’enfant en développement. Tu as donc pris le premier choix qui s’offrait à toi pour t’adapter à ton environnement et éviter toute forme de souffrance. C’est tout à fait normal et logique, car l’humain est fait pour éviter la souffrance. Ces souffrances et cette tendance à devoir t’adapter au monde qui t’entour pour ne pas les revivre va engendrer la croyance que tu es une personne inadaptée et que peu importe le comportement des autres à ton égard (entre autres les parents), tu mérites d’être traité de la sorte. Toi petit enfant objectivement dépendant de tes parents, tu cherches la sécurité affective et physique, ce qui va automatiquement avoir pour effet que tu prendras donc toute la responsabilité de ce qui ce passe, car justement pour te sentir en sécurité tu ne peux, par défaut, pas te dire que ce sont tes parents qui ont un comportement inadéquat. Tu imagines bien qu’en tant qu’enfant tu ne pouvais ni te rebiffer contre l’autorité de tes parents ni fuir la situation. Le seul choix qui était donc à ta disposition c’est bien de t’adapter pour ne pas revivre la situation souffrante. Elle peut se manifester sous bien des manières : sous forme d’un trauma, sous forme de situation plus légère mais répété, etc. Donc tes mécanismes de défense et tes modes adaptatif de survie vont voir le jour ici, et ne vont plus te quitter, car tu vas ensuite construire couche par couche tout ton système de croyances et ta personnalité autour de ça et sur la base d’un besoin viscéral d’être en sécurité physique et affective.

Quel impacte sur son estime de soi ?

L’impact sur son estime de soi et sa confiance en soi est total ! Car le manque affectif que tu as ressenti a beau être subjectif, il aura malgré tous des effets dévastateurs sur la valeur que l’on va se donner lorsque nous sommes enfants. Car la première peur de l’être humain c’est de ne pas être accepté par son entourage (qui vient de nos gènes d’animaux sociaux), l’enfant qui va être confronté à ça va de manière très naturelle se dire qu’il n’est pas suffisant ou assez valeureux pour mériter d’être aimé et donc qu’il n’a pas de valeur. Sa mauvaise estime de soi va se créer dans la peur de ne pas être aimé des autres.

Comment guérir ses souffrances ?

Il est bien sûr tout à fait possible de déconstruire ces mécanismes de défense comme : la dépendance affective, le syndrome de l’imposteur, le manque de légitimité, la légitimité destructrice, la timidité, la peur du jugement et regard des autres, etc. En allant retrouver la ou les parties de toi qui cherches à te mettre en sécurité. Guérir l’enfant blessé qui est à l’intérieur de toi et qui pense qu’aujourd’hui il n’est pas adapté, qu’il ne mérite pas d’être aimé des autres, et qu’il n’a pas sa place dans ce monde. Si tu es dans ce schéma de pensée, ça veut dire que ton enfant intérieur est encore aux commandes de ta vie. Et que tu restes dans des réactions instinctives incontrôlable dû à tes blessures. Il est nécessaire de visiter ton passer et de reconsidérer ce que tu as pu percevoir à ce moment-là comme du rejet et/ou de l’abandon, pour voir les choses de manière différentes et ne pas tirer les mêmes conclusions.

Pourquoi il est difficile de changer seul ?

Les blessures que la plupart des gens ont développées dans leur enfance ont générées un manque de valeur intrinsèque et inconditionnelle, nous tentons alors désespérément de nous donner de la valeur de manière factuelle en développant des compétences, des qualités, etc. mais même si nous nous autorisons à nous apprécier pour ça, les blessures demeurent ainsi que le manque de valeur profond et intrinsèque. Nous développons donc une estime de soi de surface et qui est extrinsèque et conditionnelle (l’opposé de la blessure d’origine, intrinsèque et inconditionnelle). C’est donc là-dessus qu’il faut se concentrer en allant directement guérir les blessures qui génèrent tant de mal être.

Exemple : Hélène qui se voit sans valeur et qui toute sa vie s’est attachée à réussir tout ce qu’elle entreprend et passer plusieurs diplômes et doctorat pour arriver à se voir avec de l’importance. Mais malheureusement sa blessure est toujours là… A chaque fois qu’elle passe un nouveau diplôme ça lui fait un bon shot d’estime de soi conditionnel, qui ne vient combler le manque d’estime inconditionnelle que durant un court instant. Du coup elle continue toute sa vie ce qu’elle fait si bien « réussir » mais ne se verra jamais profondément avec de la valeur tant que la blessure n’est pas guérit. Il est difficile de changer seul ses schémas repétrifies car les parties de nous clivées et blessées nous empêchent d’aller gratter sous la surface par peur de souffrir et parce qu’elles ne connaissent que ce système « de survie » ; elles pensent donc que si on va gratter sous la surface d’une certaine manière elles vont en mourir. C’est pour cette raison que nous tentons par nos propres moyens de nous voir avec de la valeur en étant dans une estime de soi conditionnelle. Le rôle du thérapeute est de créer suffisamment de sécurité pour que les parties blessées puissent s’exprimer sans crainte, et pouvoir ensuite aller travailler en profondeur.

Damien



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