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Comment surmonter la timidité ?




La timidité peut être la source d’un mal être profond et d’une grande détresse si elle n’est pas prise en compte et traitée.




Qu’est-ce que la timidité ?



Personne dans sa vie n’a pas déjà vécu un moment de timidité ! Ce problème, présent chez de très nombreuses personnes, se caractérise par un inconfort systématique et une grande gêne physiologique (gorge noués, poids dans la poitrine, rougissement et estomac noué…), comportementale (se sentir mal à l’aise, avoir envie de partir, de se faire tout petit…) et émotionnelle (peur de l’autre, de ses réactions, de son jugement, de son regard).

La timidité apparait très tôt chez l’enfant, dans les premiers contacts, à la maison, à la crèche, à l’école maternelle, pour progressivement s’atténuer en grandissant. Si elle s’installe de façon durable et qu’elle s’intensifie, elle peut devenir un trait de personnalité difficile à supporter et à s’en défaire.

Timidité ponctuelle ou timidité persistante ?

Adolescent ou adulte, on peut ressentir de la timidité ponctuellement, elle signifie simplement que nous avons un besoin d’adaptation différents de celui des autres, ce qui est totalement normal. La gêne ressentie est passagère et disparait une fois que l’on s’est familiarisé avec le nouveau groupe dans lequel nous avons été plongé.

Il y a également une forme de timidité, plus profonde et permanente, qui s’active en présence de n’importe qui. L’idée même d’être regardé ou écouté, provoque de l’anxiété, de la confusion et déstabilise complètement. C’est un cercle vicieux. La personne qui vit une telle intensité dans ses interactions, finit par s’identifier à cet état de timidité et paradoxalement à l’augmenter, empêchant la personne de faire évoluer favorablement sa réalité.



L’estime de soi



Des études en neurosciences ont montré que la peur sociale s’imprègne au plus profond du cerveau et du système nerveux, et qu’elle affaiblit notre aptitude à faire face au stress.

Une timidité persistante, trouve, le plus souvent, son origine dans la prime enfance. Si l’enfants a été critiqué, maltraité, et a eu un entourage qui ne lui a pas renvoyé le fait d’être aimé pour ce qu’il est, l’enfant aura pu vivre alors de profonds sentiments d’humiliation, d’injustice de honte ou encore de rejet et d’abandon.

Ces situations finissent par détériorer profondément l’estime de soi et créer de l’attachement insécure. Des blessures de l’âme qui crée une image de soi sans valeur, sans un accompagnement approprié, persistent à l’âge adulte.

A l’inverse, un enfant évoluant dans un environnement affectif sécurisant, bienveillant, et qui lui renvois qu’il est aimé inconditionnellement, va se construire au sein d’un système relationnel basé sur la confiance et l’expression de soi, contribuant à préserver son image.

Consoler l’enfant intérieur.


Une fois cette reconnaissance faite, on s’aperçoit que ce petit enfant blessé est là, dans la profondeur de nos être, se cachant e ayant construit des murs autour de lui pour ne pas revivre ses blessures. Il réclame tendresse et consolation car il a beaucoup souffert. Avec bienveillance et compassion, nous pouvons être un bon parent pour lui/elle, lui offrir ce qu’il n’a pas eu dans sa vie, soutien, écoute sans jugement et reconnaissance. Il n’est jamais trop tard pour donner de l’amour inconditionnel. Si cette connexion paraît trop difficile à engager seul, on peut faire appel à un psycho praticien, coach de vie, hypnothérapeute. L’acceptation des émotions ressenties à ce jeune âge, l’empathie que l’on a pour ce qui a été vécu, viennent réconforter et libérer les blessures de l’enfant que l’on porte en soi.



S’autoriser à ETRE soi



La pleine conscience nous apprend à être présent à ce que l’on vit intérieurement : ressentir, reconnaître, considérer et avoir de la compassion pour l’enfant qui souffre en nous. Par la méditation régulière, on peut accueillir la part de soi qui est gênée et qui n’arrive pas à prendre sa juste place. Exposé au regard des autres, qu’est-ce qui est mal à l’aise en soi ? :

  • L’expression de soi : pouvoir accepter ce que l’on ressent, ce que l’on vit dans sa profondeur ?

  • L’affirmation de soi : oser montrer sa particularité, sa sensibilité, sa créativité, savoir dire non, choisir ?

  • Le droit d’exister : pouvoir accepter d’être soi, de vivre, de prendre sa place ?

Savoir se mettre au clair, dans son cœur, avec ce qui est touché, repérer quelles parties de nous demandent à exister et s’autoriser à ETRE.

Être présent à soi

  • La méditation synchronise corps et esprit. Elle active le système nerveux de récupération et libère les hormones de détente et de bien-être.

  • Les exercices de respiration et la cohérence cardiaque en pleine conscience, accentue la connexion au corps, à ses appuis et à la circulation de l’énergie qui dénouent les tensions.

  • La pratique de la bienveillance, de l’empathie et de la compassion à soi-même, apporte de la douceur, du sourire, du calme et de la confiance.

  • L’impermanence des sensations et des pensées, Ne pas nous identifier à ce que nous vivons et ressentons. Nous ne sommes pas nos symptômes, nos émotions, nos comportements, etc. Nous sommes bien plus que tout ça !



Conclusion



Tu l’as compris, la timidité n’est pas une maladie, mais elle peut provoquer de gros problèmes dans ta vie. Ce n’est pas non plus inévitable, elle peut être surmontée et même vaincue, en faisant un travail sur soi.

L’ancien timide que je suis, peut te dire que je ne suis pas devenu quelqu’un d’extravertie et ce n’était pas le but. Mais qu’aujourd’hui je ne me considère plus du tout comme ça ! Je décide quand j’ai envie d’être sociable ou non et je ne stress plus du tout de prendre la parole devant une ou plusieurs personnes que je ne connais pas.

Ce qui m’a profondément aidé c’est de me voir positivement, important, méritant d’être aimé et respecté des autres et me donnant une valeur inconditionnelle. Donc si c’est possible pour moi, alors c’est possible pour toi aussi !


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